Election du Club Humanitaire sans Frontières à la 4ème Assemblée Générale du Conseil Economique et Social (ECOSOCC) de l’Union Africaine

L’élection de la 4ème Assemblée Générale du Conseil Economique, Social et Culturel (ECOSOCC) de l’Union Africaine s’est tenue du 06 au 09 Décembre 2022 à Naïrobi (République du KENYA). La composition de ladite Assemblée s’est déroulée conformément au statut de l’ECOSOCC.

A l’issu du processus électoral, la République de Guinée a eu l’honneur d’être représentée au sein de ladite Assemblée par le Club Humanitaire sans Frontières et l’Association Entraide Médicale de Guinée.

Il faut rappeler par ailleurs que l’ECOSOCC est un organe consultatif de l’Union Africaine chargé d’orienter l’Institution en vue de faciliter l’atteinte de ses objectifs notamment ceux fixés dans l’agenda 2063. Il a pour mandat principal d’engager activement la société civile sur le continent dans les processus et les travaux de l’Union Africaine surtout en ce qui concerne l’intégration et le développement de l’Afrique.

Pour le Président du Conseil d’Administration du Club Humanitaire sans Frontières, Monsieur Cherif DIALLO,  »C’est un véritable défi pour son organisation ». Il a par ailleurs rappeler que « la sélection de son ONG à cette auguste Assemblée continentale n’est pas fortuite. C’est le résultat et le fruit d’une longue durée de labeur. C’est l’implication de son ONG au plan national et international en matière d’amélioration de la bonne gouvernance qui a prévalu son élection par l’Union Africaine« . Comme il l’a toujours affirmé depuis son élection à la tête du Conseil d’Administration du CHF « sa véritable ambition est de faire de son organisation une Institution de référence en matière de mise en œuvre de projets et programmes sur des questions notamment liées à la gouvernance et au développement durable« . Il a affirmé que: « Le Club Humanitaire sans Frontières a aligné son plan stratégique sur les priorités de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine mais aussi sur celles de l’Agende 2030 des Nations Unies. »

Ainsi donc, c’est parti pour de grands défis pour les OSC guinéennes en générale et pour le Club Humanitaire sans Frontières et l’Association Entraide Médicale-Guinée en particulier pour faire des Organisations de la société civile des maillons incontournables en matière d’orientation des priorités stratégiques de l’Union Africaine pour un développement durable pour notre continent !

Vive l’ECOSOCC de l’Union Africaine pour que vive une Société civile responsable et incontournable !!!

Le Secrétariat chargé de l’information et de la Communication !!!

Tribunaux et sorcellerie : Expertise culturelle dans le procès pénal au coeur d’une rencontre scientifique de haut niveau

Le thème Tribunaux et sorcellerie : Expertise culturelle dans le procès pénal est le sujet qui a réuni du 11 au 14 Mai 2022 à l’Université Alhassane OUTTARA de Bouaké, des scientifiques Historiens de droit ou Juristes, sociologues, anthropologues, praticien, coutumiers, doctorants, étudiants… venus entres autres de la République de Guinée, du Sénégal, du Bénin, du Cameroun, de la France et des Universités Ivoiriennes (Daloa, Korhogo, Abidjan, Bouaké…).

Photo de famille des chefs coutumiers et certains experts venus prendre part au colloque

C’est dans cette optique que M.Cherif DIALLO, Président du Conseil d’Administration du Club Humanitaire sans Frontières Guinée et par ailleurs Enseignant-chercheur en Sciences Juridiques a été officiellement retenu et invité par le CAHDIIP et ses partenaires.

Dans son intervention, M.Cherif DIALLO a préféré se pencher sur la réflexion liée au juge guinéen en formulant son sujet comme suit : « Tribunaux et sorcellerie : Perception et interprétation faites par le Juge guinéen ».

M.Cherif DIALLO, lors de son intervention en tant que panéliste au colloque international tenu du 11 au 14 Mai 2022

Lors de son exposé, il a rappelé qu’en République de Guinée, le crime de sorcellerie est prévu et puni par la Loi N°2016/059/AN du 26 octobre 2016 portant promulgation du Code pénal guinéen qui, au Chapitre VI parle des atteintes à l’exercice et des troubles à l’ordre public commis par le ministère des cultes. La section 3 dudit chapitre est relative principalement au Charlatanisme. L’article 704 de la Loi suscitée dispose : « Est puni d’un emprisonnement de 1 à 5 ans et d’une amende de 500.000 à 1.000.000 de francs guinéens ou de l’une de ces deux peines seulement, quiconque participe à une transaction commerciale ayant pour objet l’achat ou la vente d’ossements ou d’organes humains ou se livre à des pratiques de sorcellerie, de magie ou charlatanisme susceptibles de troubler l’ordre public et porter atteinte aux personnes ou à la propriété.»

Ainsi, pour mieux aborder son sujet, l’expert guinéen invité pour la circonstance a décidé de formuler sa problématique en se demandant sur quelle base pourrait se fonder le juge guinéen, en tant que juge ordinaire, ayant pour principal arme les sources du droit positif, n’ayant pas été initié aux sciences occultes et n’ayant pas suffisamment ou nullement d’expertise culturelle en matière de procès pénal pour interpréter ou juger une affaire de sorcellerie proprement dite au sens stricto census du terme sans aucune requalification des faits ?

Dans la réponse à cette problématique, il a décidé tout d’abord de parler du niveau de prise en compte du phénomène sorcellaire dans la législation guinéenne avant d’aborder la perception et l’interprétation du juge guinéen en matière de sorcellerie.

Par rapport au premier point, il a rappelé qu’en parcourant la loi Loi N°2016/059/AN du 26 octobre 2016 portant promulgation du Code pénal guinéen, l’on se rend compte que la sorcellerie n’est mentionné qu’à la section 3 du Chapitre VI qui nous parle par ailleurs des atteintes à l’exercice et des troubles à l’ordre public commis par le ministère des cultes. Dans la section 3 du Chapitre VI cité ci haut, le législateur n’a consacré qu’une seule disposition mentionnant la terminologie « Sorcellerie » et l’assimilant au charlatanisme qui est d’ailleurs l’intitulé de ladite section.

A la lecture de cette unique disposition, l’on se rend compte que le législateur guinéen, à travers la Loi L059 du 26 Octobre 2016 portant promulgation du Code pénal ne donne aucunement pas une définition expresse de la sorcellerie. Par ailleurs dans toute la législation guinéenne y compris les 1011 articles qui constituent la loi L/059, le législateur n’emploi la terminologie « Sorcellerie » qu’une seule fois. Par ailleurs le Code de procédure pénal n’en fait point cas.

Il a rappelé en abordant le second point, que l’établissement des preuves pour des faits de sorcelleries étant très complexe et subjectifs aux yeux des juges guinéens, ils s’attèlent donc à juger plus les conséquences de la sorcellerie qui pourraient en outre entraîner le trouble à l’ordre public ou des infractions sus-jacentes à la sorcellerie tel que le meurtre, l’assassinat, l’empoisonnement, l’homicide volontaire avec des circonstances aggravantes pour certains cas, l’envoûtement. C’est pourquoi, on comprend alors la difficulté de juger la négativité surtout dans un régime juridictionnel relevant de la positivité d’un droit qui ressort à la fois de la responsabilité individuelle et de l’objectivation des preuves et qui fait moins allusion à l’expertise culturelle.

En concluant ses propos, M.Cherif DIALLO a confirmé que vu ses recherches, les échanges et les différents témoignages qu’il s’avère incontestable que le phénomène sorcellaire existe dans nos sociétés et que seuls les sorciers animés de mauvais esprits sont concernés par une procédure judiciaire. Et par ailleurs, il a mis une mention spécial sur l’insuffisance du système juridique africain en général et celui guinéen en particulier sur les questions relatives à la sorcellerie avant de confirmer avec une pleine conviction que nos tribunaux à l’état actuel de leurs compositions et de leurs fonctionnement sont matériellement incapables pour connaître ou se prononcer sur des faits de sorcellerie au sens stricto sensu du terme.

Par conséquent il a recommandé aux juristes de poursuivre ces genres de réflexions pouvant mener à la révision des législations nationales en vue de prendre en compte de façon plus large les questions relatives aux sciences occultes en général et la sorcellerie en particulier puis que ce sont des phénomènes qui reflètent nos réalités sociétales. En plus il affirme qu’il croit fermement à la possibilité de mettre en place des juridictions spécialisées en matière de sciences occultes et dont les juges devant siéger seront initiés et prêteront serment conformément au droit traditionnel.

En plus de M.Cherif DIALLO, la participation des Professeurs titulaires à l’image des Professeurs Seydou DIOUF de l’Université Cheick Anta DIOP du Sénégal, Séraphin NENE BI des Universités ivoiriennes et Directeur du CAHDIIP, le Doyen de la Faculté des Sciences Juridiques de l’Université Abomey CALAVI du Bénin, Sylvain SOLEIL de l’Université de Rennes 1, Thierry HAMON, les Docteurs Simon BELLA et Achille Magloire NGAH venus des universités camerounaises et plusieurs autres Enseignants des Universités ivoiriennes (Félix Houphouët BOIGNY d’Abidjan, Péléforo Gon Coulibaly de Korhogo et Alhassane Ouattara de Bouaké) et praticiens ont permis de rehausser le niveau d’intérêt des échanges.

Parmi les participants, il faut rappeler qu’en plus des experts invités, les étudiants, les auditeurs des Masters, les Doctorants ainsi que plusieurs autres scientifiques ivoiriens ont pris part avec intérêt à la rencontre scientifique et ont contribué, témoigné et poser des questions pertinentes qui ont permis de mieux enrichir les débats.

 Pour terminer, il faut rappeler que les chefs traditionnels et coutumiers de plusieurs chefferies de la Côte d’Ivoire ont massivement pris part audit colloque ainsi que des femmes appelées les « Komians » détentrices des pouvoirs des chefs coutumiers.

En images le Professeur Séraphin NENE BI, Professeur des Universités et M.Cherif DIALLO, Président du Conseil d’Administration du CHF et Enseignant-chercheur

C’est par des notes de satisfaction et la remise des diplômes au participant que le colloque a prit fin.

Les responsables des OSC guinéennes bénéficient d’une formation sur la Lutte contre le Blanchiment de Capitaux et le Financement du Terrorisme

Dans son plan stratégique et opérationnel quinquennal (2020-2025), le Club Humanitaire sans Frontières a inscrit parmi ses axes prioritaires la promotion de la bonne gouvernance financière. C’est dans ce cadre qu’en partenariat avec la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières de la Guinée (CENTIF-Guinée) et sur appui technique et subventionnel d’Expertise France à travers le projet OCWAR-M, le CHF-GUINÉE a organisé un atelier de renforcement des capacités des Organisations de la Société civile guinéenne. Ledit atelier s’est tenu les 25 et 26 janvier 2022 à l’hôtel NOOM de Conakry.

Au total, 30 Responsables d’Organisations à But Non Lucratif (OBNL) évoluant en Guinée ont été outillé sur le rôle et la place des OBNL dans la Lutte contre le Blanchiment de Capitaux et le Financement du Terrorisme ainsi que sur le mécanisme de détection du BC/FT et de ses infractions sous-jacentes.

Photo de famille des participants et experts qui ont prit part à l’atelier de renforcement des capacités des OSC Guinéennes sur la LBC/FT

Les thèmes de cette session regroupé en quatre (4) modules ont été développé et animé par des experts du Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, de la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières-Guinée (CENTIF), du Projet OCWAR-M et un spécialiste LBC/FT venus de DAKAR.

Dans cette image, figure le Coordinateur du Projet, l’Expert du MATD, la représentante du projet OCWAR-M, le Président de la CENTIF, les Experts de la CRIEF et le Consultant.

Les différents modules étaient axés sur la Définition et le processus de Blanchiment de Capitaux et Financement du Terrorisme, le cadre juridique et institutionnel de la LBC/FT, les obligations des Organisations à But Non Lucratif en matière de Lutte contre le Blanchiment de Capitaux (LBC), l’Évaluation de la conformité et l’efficacité du dispositif LBC/F, le Rôle des OSC dans la détection de l’infraction BC/FT, les bonnes pratiques en matière de LBC/FT, l’étude de typologie de cas impliquant les OBNL, et le diagnostic des indicateurs d’alerte.

Selon le Président du Conseil d’Administration du Club Humanitaire sans Frontières M.Cherif DIALLO :  » la réalisation de cette activité a été possible grâce à l’implication d’un certains nombres de partenaires techniques et financier« . Pour lui, c’est le moment et l’occasion de remercier particulièrement « la CENTIF-Guinée précisément le Président M.Koly MARA, le MATD, les responsables du Projet OCWAR-M, Expertise France, l’Union Européenne et toutes les Organisations de la Société Civile (OSC) guinéenne qui ont bien accepté de désigner des personnes responsables de leurs entités pour prendre part à cet important atelier« . Il a par ailleurs affirmé que « c’est un vaste programme qui est en cours de mise en oeuvre, les partenaires d’OCWAR-M en ont déjà accepté d’appuyer la phase de renforcement des capacités. Ils se sont engagés à accompagner la CENTIF-Guinée dans sa lutte contre le Blanchiment d’argent et de ses infractions sous-jacentes à travers l’accompagnement du renforcement des capacités des OBNL« .

M.Cherif DIALLO, Président du Conseil d’Administration du Club Humanitaire sans Frontières et Coordinateur du Projet.

Le Président de la CENTIF-Guinée s’est réjouit de l’initiative qui selon lui est d’une importance capitale dans le processus de LBC/FT. Il a rappelé que les OBNL sont des maillons forts de la chaîne de lutte contre ce phénomène et ses infractions sous-jacentes. Il par la même occasion sollicité aux responsables d’OCWAR-M de poursuivre cet accompagnement pour faciliter l’atteinte de leurs objectifs en tant que CENTIF. Il a poursuivit ses propos à travers un plaidoyer auprès de toutes les autres institutions internationales et PTFs impliqués sur les questions de bonne gouvernance et de redevance financière.

M.Koly MARA, Président de la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières de la Guinée (CENTIF-Guinée)

Quant à la Représentante du projet OCWAR-M, elle s’est réjouit de la qualité de l’organisation de l’activité et à remercier la coordination pour l’implication dans le choix des participants. Elle a également rappeler tout l’intérêt qui les a amené à accompagner l’initiative. Elle a espéré que le prochain atelier prévu pour le mois de Mars 2022 aura plus de réussite.

M.Kouami FREITAS, Expert LBC/FT; Consultant et Madame Claire DOLLMANN, Représentante du Projet OCWAR-M

Le niveau et l’intérêt de l’atelier a été rehausser à travers la visite d’une forte délégation de la Cour de Répression des Infractions Economiques et Financières de Guinée (CRIEF) à la tête le Président de ladite Institution. Ce dernier a félicité la tenue d’une telle activité et a espérer que les OBNL s’impliqueront d’avantages pour la LBC/FT, la corruption et toutes les infractions sous-jacentes.

Les membres de la CRIEF, le Président de la CENTIF, la représentante d’OCWAR-M et le Coordinateur du Projet.

L’atelier a été clôturé à travers des recommandations et la remise des certificats aux récipiendaires de la formation.

M.Mamadou Ciré DIOUM, Responsable de la Plateforme DPEG et l’un des récipiendaires reçoit son Certificat de formation.