Guinée : au terme de la transition, Cherif Diallo dresse un bilan critique de quatre années de pouvoir du CNRD

Au terme du processus électoral de 2025, le président du Club Humanitaire Sans Frontières (CHF-Guinée), Cherif Diallo, juriste et défenseur des droits humains et par ailleurs Président du CA de notre organisation, livre une analyse critique des quatre années de transition conduites par le Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD). Pour lui, l’organisation de l’élection présidentielle du 28 décembre 2025 constitue une étape institutionnelle importante, mais elle ne saurait suffire à solder le bilan politique, démocratique et humain de la période ouverte par le coup d’État du 5 septembre 2021.

Cette lecture s’inscrit dans la mission de CHF-Guinée de promotion des droits humains, de la gouvernance démocratique et de l’État de droit. Elle ne vise pas à contester le principe du retour à l’ordre constitutionnel, mais à rappeler qu’une transition doit également être appréciée à l’aune des engagements pris, des libertés garanties et de la capacité des institutions à rendre compte des violations commises.

« Une élection peut mettre fin à une transition sur le plan institutionnel. Elle n’efface ni les violations commises pendant cette période ni les responsabilités qui doivent encore être établies », souligne M. Diallo.

Lorsque le CNRD prend le pouvoir le 5 septembre 2021, les nouvelles autorités présentent leur intervention comme une rupture avec les dysfonctionnements du régime précédent. La restauration de la justice, la moralisation de la vie publique, la refondation de l’État et le retour à un ordre constitutionnel normal figurent alors au cœur du discours de la transition.

Pour le président du CHF-Guinée, c’est précisément au regard de ces engagements que le bilan doit aujourd’hui être examiné.

La première interrogation concerne la durée de la transition. En décembre 2022, les autorités militaires s’étaient engagées, dans le cadre d’une feuille de route convenue avec la CEDEAO, à organiser les élections présidentielles et législatives avant la fin de décembre 2024. Cette échéance n’a pas été respectée. Human Rights Watch constatait également qu’en 2024, les autorités militaires avaient continué à réprimer les médias, l’opposition politique et la dissidence.

« Le CNRD avait promis une refondation. Or une refondation ne consiste pas seulement à changer les institutions ou à rédiger une nouvelle Constitution. Elle doit aussi changer le rapport du pouvoir au citoyen, à la critique, à la justice et à la contradiction. C’est sur ce terrain que le bilan devient beaucoup plus difficile à défendre », analyse Cherif Diallo.

La restriction durable du droit de manifester constitue, pour CHF-Guinée, l’un des points majeurs de cette période. L’interdiction générale des manifestations décidée en 2022 s’est maintenue au fil de la transition. La Commission africaine des droits de l’homme et des peuples relevait encore en 2025 l’interdiction systématique des manifestations de l’opposition et de la société civile depuis mai 2022. Elle rapportait également le chiffre d’au moins 59 manifestants tués depuis 2022, dont 20 en 2024, sur la base des informations reçues par la Commission.

Pour Cherif Diallo, le maintien de l’ordre demeure une prérogative légitime de l’État, mais cette responsabilité ne saurait justifier un usage disproportionné de la force.

« Lorsqu’une interdiction générale des manifestations dure plusieurs années et que des citoyens meurent dans le contexte de mobilisations, la question n’est plus uniquement sécuritaire. Elle devient une question de libertés publiques, de responsabilité et de justice. »

Le CHF-Guinée estime que chaque décès intervenu dans le contexte d’une manifestation devrait donner lieu à une enquête capable de déterminer les circonstances exactes des faits : qui a fait usage de la force, dans quelles conditions, sur quels ordres et avec quelles suites judiciaires lorsque des violations sont établies.

La situation de la presse constitue un deuxième sujet de préoccupation.

La transition a été marquée par le brouillage de radios, des restrictions touchant les réseaux sociaux, des arrestations de journalistes et le retrait des licences de plusieurs médias. La Commission africaine relevait encore en 2025 la persistance de restrictions concernant des organes de presse, l’accès aux réseaux sociaux et le brouillage de radios privées.

Pour le président de CHF-Guinée, il est légitime que les médias soient soumis à des règles professionnelles. Mais leur régulation ne devrait jamais devenir un moyen de réduire la diversité des opinions disponibles dans l’espace public.

« Lorsqu’on brouille des radios, retire les licences de médias, interpelle des journalistes et restreint l’accès aux réseaux sociaux, la question du pluralisme de l’information ne peut plus être éludée. Il faut se demander quelle place le pouvoir accepte réellement d’accorder à la contradiction. »

La période 2024-2025 a surtout été marquée par plusieurs affaires d’enlèvements et de disparitions qui continuent de soulever de graves interrogations.

Oumar Sylla, dit Foniké Menguè, et Mamadou Billo Bah ont disparu le 9 juillet 2024. Les autorités ont nié les détenir. Amnesty International rapportait encore en juillet 2025 qu’aucune information n’avait été communiquée sur l’avancement des enquêtes annoncées par le procureur général et que leur sort demeurait inconnu.

« Il ne suffit pas de dire que Foniké Menguè et Billo Bah ne se trouvent pas dans une prison officielle. Deux citoyens ont disparu. L’État a l’obligation de les rechercher, d’identifier les responsables de leur disparition et d’apporter des réponses à leurs familles. »

Le cas du journaliste Habib Marouane Camara, enlevé à Lambanyi le 3 décembre 2024 par des hommes en uniforme selon des témoins cités par Amnesty International, s’ajoute à ces préoccupations. Le parquet de Dixinn avait annoncé une enquête et décrit les faits comme une arrestation effectuée sans ordre des autorités constituées et en dehors des cas prévus par la loi. Son sort demeurait inconnu.

L’année 2025 a encore enregistré d’autres affaires. Abdoul Sacko, coordinateur du Forum des forces sociales de Guinée, a été enlevé le 19 février avant d’être retrouvé le même jour. Ses avocats ont affirmé qu’il avait été torturé et abandonné. En juin, l’ancien bâtonnier Mohamed Traoré a également déclaré avoir subi des sévices après son enlèvement à son domicile. Le procureur général avait annoncé une enquête sur cette dernière affaire.

CHF-Guinée rappelle qu’en l’absence de conclusions judiciaires, la responsabilité pénale individuelle de ces faits ne peut être attribuée sans preuve. Cette prudence juridique ne réduit toutefois en rien la responsabilité de l’État de conduire des investigations sérieuses.

« Être critique ne dispense pas d’être rigoureux. Nous ne pouvons pas désigner les auteurs lorsque leur identité n’a pas été établie par une enquête crédible. Mais lorsqu’un militant disparaît, qu’un journaliste disparaît, qu’un défenseur des droits humains est enlevé et qu’un ancien bâtonnier subit à son tour un enlèvement, l’absence prolongée de réponses devient elle-même une question institutionnelle majeure. »

Le pluralisme politique constitue un autre élément important du bilan dressé par le président de CHF-Guinée.

En août 2025, les autorités ont suspendu pour 90 jours les activités de l’UFDG, du RPG et du PRP. La Commission africaine des droits de l’homme et des peuples s’était déclarée « très préoccupée » par cette décision, intervenue cinq mois après la suspension de 28 autres partis. Elle avait notamment alerté sur le risque d’entrave au débat démocratique à l’approche du référendum constitutionnel du 21 septembre.

CHF-Guinée ne conteste pas le principe selon lequel les partis politiques doivent respecter leurs obligations légales et administratives. L’organisation considère néanmoins que l’application de ces règles doit rester transparente, prévisible et compatible avec le pluralisme.

« Une élection n’est véritablement pluraliste que lorsque les différentes sensibilités peuvent s’organiser, s’exprimer et participer au débat public dans des conditions suffisamment équitables. »

Le référendum du 21 septembre 2025 a ensuite conduit à l’adoption d’une nouvelle Constitution. Selon les résultats officiels, près de 90 % des suffrages exprimés se sont prononcés en faveur du nouveau texte. Celui-ci a notamment porté la durée du mandat présidentiel de cinq à sept ans. Amnesty International

L’élection présidentielle du 28 décembre a alors soulevé l’une des questions les plus sensibles de la transition : la candidature de Mamadi Doumbouya, arrivé au pouvoir par le coup d’État de septembre 2021. Amnesty International relève que des partis d’opposition ont contesté cette candidature en invoquant la Charte de la transition.

Pour Cherif Diallo, l’analyse doit ici distinguer le nouvel ordre juridique issu de la Constitution de 2025 et les engagements politiques pris au commencement de la transition.

« C’est l’une des contradictions majeures de cette période. Une transition présentée au départ comme un processus devant conduire les militaires à restituer le pouvoir à des institutions civiles a finalement créé un nouveau cadre constitutionnel permettant à son principal dirigeant de participer à l’élection présidentielle. On peut examiner la légalité issue du nouveau cadre sans faire disparaître de l’histoire les engagements pris en 2021. »

CHF-Guinée considère ainsi que la tenue d’une élection ne suffit pas, à elle seule, à mesurer la qualité démocratique du processus qui l’a précédée. La liberté de la presse, le fonctionnement des partis, la possibilité de manifester pacifiquement, la sécurité des acteurs critiques, l’indépendance de la justice et l’égalité devant la loi doivent également entrer dans cette appréciation.

Le bilan judiciaire de la transition présente lui aussi des contrastes importants.

Le procès du massacre du 28 septembre 2009 a représenté une avancée majeure dans la lutte contre l’impunité. En juillet 2024, plusieurs accusés ont été reconnus coupables de crimes contre l’humanité, dont l’ancien chef de la junte Moussa Dadis Camara, condamné à vingt ans de prison.

Sa grâce présidentielle, accordée le 28 mars 2025, a cependant suscité une vive controverse. Amnesty International considère qu’elle a remis en cause l’accès des victimes des crimes les plus graves à la justice et à des recours effectifs.

« Il a fallu quinze ans pour parvenir à ce procès. Lorsqu’une condamnation pour crimes contre l’humanité est suivie quelques mois plus tard d’une grâce présidentielle, la décision dépasse nécessairement le sort personnel du condamné. Elle touche directement au rapport des victimes à la justice et à la parole de l’État. La réconciliation ne devrait jamais être construite en faisant abstraction de leurs droits. »

Pour CHF-Guinée, dresser ce bilan critique ne signifie pas nier les réalisations enregistrées entre 2021 et 2025. Le procès du 28 septembre a pu se tenir. Un nouveau cadre constitutionnel a été adopté. L’élection présidentielle a finalement été organisée. Des réformes administratives et institutionnelles ont également été engagées.

Mais ces réalisations doivent être appréciées avec les restrictions et violations documentées pendant la même période. Amnesty International résume ainsi la situation de 2025 : suspension de partis et de médias, maintien de l’interdiction des manifestations et enlèvements ou disparitions forcées de personnes critiques envers le gouvernement.

C’est précisément cet écart entre les promesses du 5 septembre 2021 et certaines pratiques observées durant la transition qui constitue, selon Cherif Diallo, la principale interrogation laissée par le CNRD.

« Le bilan d’un pouvoir ne se mesure pas uniquement aux infrastructures construites, aux textes adoptés ou aux élections organisées. Il se mesure également à la manière dont ce pouvoir traite celui qui le critique. C’est dans la protection de la contradiction que l’on reconnaît la solidité d’un véritable État de droit. »

La fin de la transition ne devrait donc pas signifier, pour CHF-Guinée, la fermeture des dossiers qui restent sans réponse.

Le sort de Foniké Menguè et de Billo Bah doit être élucidé. Celui de Habib Marouane Camara également. Les circonstances des enlèvements d’Abdoul Sacko et de Mohamed Traoré doivent être établies. Les morts intervenues pendant les manifestations doivent faire l’objet d’investigations effectives. Les enquêtes annoncées doivent produire des résultats vérifiables et, lorsque des responsabilités sont établies, la justice doit suivre son cours.

L’après-transition devrait également permettre de restaurer pleinement les libertés publiques, de garantir le pluralisme médiatique et politique et de renforcer l’indépendance des institutions judiciaires.

Pour le président de CHF-Guinée, cette exigence ne vise pas à affaiblir l’autorité publique. Elle participe, au contraire, à sa légitimité.

« La Guinée a besoin d’un État fort. Mais un État fort n’est pas celui qui empêche toute manifestation, réduit au silence les médias critiques ou laisse des citoyens disparaître sans réponse. Un État fort est celui qui n’a pas peur du droit parce qu’il accepte lui-même de s’y soumettre. »

Le Club Humanitaire Sans Frontières estime ainsi que la Guinée ne pourra véritablement tourner la page de la transition par la seule tenue d’une élection. Elle la tournera lorsque les familles des disparus obtiendront des réponses, lorsque les enquêtes sur les violations produiront des résultats, lorsque la critique politique pourra s’exprimer dans le cadre de la loi et lorsque nul ne pourra considérer que son uniforme, sa fonction ou sa proximité avec le pouvoir le place au-dessus de celle-ci.

Pour Cherif Diallo, la véritable refondation annoncée le 5 septembre 2021 reste donc une exigence à poursuivre :

« La refondation ne devrait pas signifier simplement reconstruire les institutions. Elle devrait permettre de construire un État dans lequel ce n’est plus le rapport de force qui détermine la portée du droit, mais le droit qui fixe réellement les limites du pouvoir. »

Cellule Communication

Election du Club Humanitaire sans Frontières à la 4ème Assemblée Générale du Conseil Economique et Social (ECOSOCC) de l’Union Africaine

L’élection de la 4ème Assemblée Générale du Conseil Economique, Social et Culturel (ECOSOCC) de l’Union Africaine s’est tenue du 06 au 09 Décembre 2022 à Naïrobi (République du KENYA). La composition de ladite Assemblée s’est déroulée conformément au statut de l’ECOSOCC.

A l’issu du processus électoral, la République de Guinée a eu l’honneur d’être représentée au sein de ladite Assemblée par le Club Humanitaire sans Frontières et l’Association Entraide Médicale de Guinée.

Il faut rappeler par ailleurs que l’ECOSOCC est un organe consultatif de l’Union Africaine chargé d’orienter l’Institution en vue de faciliter l’atteinte de ses objectifs notamment ceux fixés dans l’agenda 2063. Il a pour mandat principal d’engager activement la société civile sur le continent dans les processus et les travaux de l’Union Africaine surtout en ce qui concerne l’intégration et le développement de l’Afrique.

Pour le Président du Conseil d’Administration du Club Humanitaire sans Frontières, Monsieur Cherif DIALLO,  »C’est un véritable défi pour son organisation ». Il a par ailleurs rappeler que « la sélection de son ONG à cette auguste Assemblée continentale n’est pas fortuite. C’est le résultat et le fruit d’une longue durée de labeur. C’est l’implication de son ONG au plan national et international en matière d’amélioration de la bonne gouvernance qui a prévalu son élection par l’Union Africaine« . Comme il l’a toujours affirmé depuis son élection à la tête du Conseil d’Administration du CHF « sa véritable ambition est de faire de son organisation une Institution de référence en matière de mise en œuvre de projets et programmes sur des questions notamment liées à la gouvernance et au développement durable« . Il a affirmé que: « Le Club Humanitaire sans Frontières a aligné son plan stratégique sur les priorités de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine mais aussi sur celles de l’Agende 2030 des Nations Unies. »

Ainsi donc, c’est parti pour de grands défis pour les OSC guinéennes en générale et pour le Club Humanitaire sans Frontières et l’Association Entraide Médicale-Guinée en particulier pour faire des Organisations de la société civile des maillons incontournables en matière d’orientation des priorités stratégiques de l’Union Africaine pour un développement durable pour notre continent !

Vive l’ECOSOCC de l’Union Africaine pour que vive une Société civile responsable et incontournable !!!

Le Secrétariat chargé de l’information et de la Communication !!!

Les responsables des OSC guinéennes bénéficient d’une formation sur la Lutte contre le Blanchiment de Capitaux et le Financement du Terrorisme

Dans son plan stratégique et opérationnel quinquennal (2020-2025), le Club Humanitaire sans Frontières a inscrit parmi ses axes prioritaires la promotion de la bonne gouvernance financière. C’est dans ce cadre qu’en partenariat avec la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières de la Guinée (CENTIF-Guinée) et sur appui technique et subventionnel d’Expertise France à travers le projet OCWAR-M, le CHF-GUINÉE a organisé un atelier de renforcement des capacités des Organisations de la Société civile guinéenne. Ledit atelier s’est tenu les 25 et 26 janvier 2022 à l’hôtel NOOM de Conakry.

Au total, 30 Responsables d’Organisations à But Non Lucratif (OBNL) évoluant en Guinée ont été outillé sur le rôle et la place des OBNL dans la Lutte contre le Blanchiment de Capitaux et le Financement du Terrorisme ainsi que sur le mécanisme de détection du BC/FT et de ses infractions sous-jacentes.

Photo de famille des participants et experts qui ont prit part à l’atelier de renforcement des capacités des OSC Guinéennes sur la LBC/FT

Les thèmes de cette session regroupé en quatre (4) modules ont été développé et animé par des experts du Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, de la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières-Guinée (CENTIF), du Projet OCWAR-M et un spécialiste LBC/FT venus de DAKAR.

Dans cette image, figure le Coordinateur du Projet, l’Expert du MATD, la représentante du projet OCWAR-M, le Président de la CENTIF, les Experts de la CRIEF et le Consultant.

Les différents modules étaient axés sur la Définition et le processus de Blanchiment de Capitaux et Financement du Terrorisme, le cadre juridique et institutionnel de la LBC/FT, les obligations des Organisations à But Non Lucratif en matière de Lutte contre le Blanchiment de Capitaux (LBC), l’Évaluation de la conformité et l’efficacité du dispositif LBC/F, le Rôle des OSC dans la détection de l’infraction BC/FT, les bonnes pratiques en matière de LBC/FT, l’étude de typologie de cas impliquant les OBNL, et le diagnostic des indicateurs d’alerte.

Selon le Président du Conseil d’Administration du Club Humanitaire sans Frontières M.Cherif DIALLO :  » la réalisation de cette activité a été possible grâce à l’implication d’un certains nombres de partenaires techniques et financier« . Pour lui, c’est le moment et l’occasion de remercier particulièrement « la CENTIF-Guinée précisément le Président M.Koly MARA, le MATD, les responsables du Projet OCWAR-M, Expertise France, l’Union Européenne et toutes les Organisations de la Société Civile (OSC) guinéenne qui ont bien accepté de désigner des personnes responsables de leurs entités pour prendre part à cet important atelier« . Il a par ailleurs affirmé que « c’est un vaste programme qui est en cours de mise en oeuvre, les partenaires d’OCWAR-M en ont déjà accepté d’appuyer la phase de renforcement des capacités. Ils se sont engagés à accompagner la CENTIF-Guinée dans sa lutte contre le Blanchiment d’argent et de ses infractions sous-jacentes à travers l’accompagnement du renforcement des capacités des OBNL« .

M.Cherif DIALLO, Président du Conseil d’Administration du Club Humanitaire sans Frontières et Coordinateur du Projet.

Le Président de la CENTIF-Guinée s’est réjouit de l’initiative qui selon lui est d’une importance capitale dans le processus de LBC/FT. Il a rappelé que les OBNL sont des maillons forts de la chaîne de lutte contre ce phénomène et ses infractions sous-jacentes. Il par la même occasion sollicité aux responsables d’OCWAR-M de poursuivre cet accompagnement pour faciliter l’atteinte de leurs objectifs en tant que CENTIF. Il a poursuivit ses propos à travers un plaidoyer auprès de toutes les autres institutions internationales et PTFs impliqués sur les questions de bonne gouvernance et de redevance financière.

M.Koly MARA, Président de la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières de la Guinée (CENTIF-Guinée)

Quant à la Représentante du projet OCWAR-M, elle s’est réjouit de la qualité de l’organisation de l’activité et à remercier la coordination pour l’implication dans le choix des participants. Elle a également rappeler tout l’intérêt qui les a amené à accompagner l’initiative. Elle a espéré que le prochain atelier prévu pour le mois de Mars 2022 aura plus de réussite.

M.Kouami FREITAS, Expert LBC/FT; Consultant et Madame Claire DOLLMANN, Représentante du Projet OCWAR-M

Le niveau et l’intérêt de l’atelier a été rehausser à travers la visite d’une forte délégation de la Cour de Répression des Infractions Economiques et Financières de Guinée (CRIEF) à la tête le Président de ladite Institution. Ce dernier a félicité la tenue d’une telle activité et a espérer que les OBNL s’impliqueront d’avantages pour la LBC/FT, la corruption et toutes les infractions sous-jacentes.

Les membres de la CRIEF, le Président de la CENTIF, la représentante d’OCWAR-M et le Coordinateur du Projet.

L’atelier a été clôturé à travers des recommandations et la remise des certificats aux récipiendaires de la formation.

M.Mamadou Ciré DIOUM, Responsable de la Plateforme DPEG et l’un des récipiendaires reçoit son Certificat de formation.

La décentralisation et la gouvernance locale au coeur d’un Colloque scientifique international

Du 21 au 23 Octobre 2021, s’est tenu à Dakar (Sénégal) un colloque scientifique international sous le thème « Décentralisation et gouvernance locale en Afrique dans un contexte de crise sanitaire : Leçons et perspectives ». L’initiative de cette rencontre est venue du Centre d’Excellence de Gouvernance Locale en Afrique (CEGLA) et a été rendue possible grâce à l’appui de la Coopération allemande et de certains partenaires Sous-régionaux. C’est le CESAG de Dakar qui a servi de cadre pour la tenue de cette rencontre.

Photo de famille des participants au colloque

Le Club Humanitaire sans Frontières, en tant qu’Organisation Non Gouvernementale impliquée sur les questions de gouvernance et de démocratie a été représenté par le Président du Conseil d’Administration M.Cherif DIALLO.

Dans le thème général, le Président du Conseil d’Administration du CHF, Monsieur Cherif DIALLO, a proposé comme axe de réfléxion : « Les enjeux organisationnels, juridiques et économiques de la gouvernance et la démocratie locale en Afrique dans un contexte de crise sanitaire mondiale à la COVID 19 : Etude du contexte de la Guinée ».

Monsieur Cherif DIALLO, Président du C.A du CHF lors de sa communication

Dans son intervention, Monsieur Cherif a profité de l’occasion pour rappeler dans un premier temps, le contexte de la mise en place et de l’évolution politique, juridique, économique et sociale de la décentralisation en République de Guinée. Ensuite, dans la seconde partie de son intervention, il s’est focalisé sur le diagnostic de la démocratie et de la gouvernance locale en Guinée en cette période de crise sanitaire liée à la COVID-19 avant de se pencher sur des propositions de leviers de solution pour l’implémentation d’une véritable démocratie locale. Parmi ces propositions, il a cité entre autre : le transfert effectif des ressources nécessaires pour le développement des collectivités locales, l’indépendance des élus locaux, le renforcement des capacités des cadres locaux. Selon lui, ces principes de bases permettront de concrétiser l’objectif de commencer le développement à la base.

Il faut rappeler que ladite rencontre a servi de cadre pour réunir les chercheurs, les autorités politiques, les organisations non gouvernementales, les administrations publiques, les partenaires au développement, les professionnels en poste dans les administrations centrales et délocalisées, les étudiants pour tirer les leçons apprises de la gestion de la crise sanitaire à la covid-19 afin de penser à l’organisation politique, administrative et financière des collectivités pour permettre de répondre aux enjeux de développement socioéconomique et aux moyens d’action pour mieux faire face aux chocs exogènes similaires à celui que traverse le monde avec la crise sanitaire liée à la COVID-19. 

A la fin des travaux, des attestations ont été décerné aux Communicants et aux organisateurs.

Remise des attestations des communicants, en image Professeur Bachir WADE et M.Cherif DIALLO

En joignant la science à la culture et au tourisme, les organisateurs ont octroyé une sortie touristique guidée aux différents participants les conduisant ainsi à découvrir le LAC ROSE.

Le Club Humanitaire sans Frontières participe à un cercle scientifique de haut niveau

Dans le cadre de son objectif relatif à la participation de la promotion d’un véritable État de droit et à la lutte contre certains phénomènes engendrant l’insécurité dans nos différents pays, le Club Humanitaire sans Frontières à travers le Président de son Conseil d’Administration à l’occurrence de M.Cherif DIALLO a prit part à une rencontre scientifique de haut niveau.

La tenue de cette rencontre axée sur le thème  » état civil et sécurité nationale » a été rendue possible grâce à l’initiative du Centre Africain d’Histoire du Droit, des Institutions et des Idées Politiques (CAHDIIP) qui est un laboratoire logé à l’Unité de Formation et de Recherche des Sciences Juridiques de l’Université Alassane Ouattara de Bouaké avec l’appui financier de la fondation allemande Konrad Adenauer Stiftung.

Elle a réunit du 10 au 13 Février 2021 dans l’enceinte de l’Université Alassane Ouattara plusieurs experts issus des universités (Guinée, Mali, Cameroun), de la société civile, des services d’état civils, de la justice, de la police, de la gendarmerie, des chefs coutumiers ayant tous un intérêt commun sur les questions relatives à l’état civil et/ou à la sécurité nationale.

Chacun en ce qui le concerne à aborder le sujet en fonction de l’angle qui a de plus attiré l’attention.

Photo de famille (Experts, organisateurs, quelques participants)

Dans la thématique principale, le Président du Conseil d’Administration du CHF a eu pour intérêt de mener sa réflexion sur  »la Fiabilité de l’enregistrement des faits de l’état civil, facteur de garantie de la sécurité nationale« . Au cours de son exposé, il a eu avant tout a à faire un état des lieux de la situation des services d’états civils dans les États de l’Afrique de l’Ouest en général et particulièrement ceux de la Guinée. Ensuite, dans son intervention, M.Cherif DIALLO, Président du Conseil d’Administration du CHF a soulevé les handicaps liés à la non fiabilité des états civils dues notamment à la non qualification du personnel des officiers de l’état civil ne bénéficiant nullement pas des programmes continus de renforcement de capacité.

Selon le Communicant, pour rendre plus efficace nos états civils pour une sécurité nationale garantie de nos différents pays, les gouvernants politiques respectifs devront non seulement créer un cadre de travail propice à travers la construction des infrastructures modernes et la digitalisation de l’enregistrement des actes mais aussi le recrutement et le renforcement des capacités des officiers de l’état civil.

Panel 4 de la rencontre scientifique du CAHDIIP

Le Professeur Nènè Bi Seraphin, Directeur du CAHDIIP et Président du Comité scientifique dudit Centre, dans son intervention de bienvenue a affirmé que ladite rencontre n’est que le début d’une série de plusieurs autres ayant le même sujet. Il a par ailleurs qualifié l’activité comme étant l’acte I comme pour dire que les acte II et suivant sont en planification jusqu’à l’atteinte des résultats escomptés par le processus. Il a par la même occasion profité pour lancer un appel aux Partenaires Techniques et Financiers ainsi qu’à toutes les bonnes volontés d’appuyer l’initiative dont les objectifs sont d’intérêt général et bénéficieraient à tous nos États.

Le Président du Conseil d’Administration du Club Humanitaire sans Frontières en plus des recommandations issues du colloque sollicite la mise en place d’un Réseau Africain pour des états civils fiables et sécurisés qui réunira en son sein des universitaires, des activistes de la société civile, des magistrats, ce pour pérenniser et accompagner le CAHDIIP dans sa dynamique !

En attendant vivement l’acte II dudit colloque, le Président du Conseil d’Administration du CHF en tant qu’universitaire et activiste de la société civile remercie vivement les organisateurs et s’engage à porter plus haut niveau les plaidoyers pour la mise en œuvre effective des recommandations issus du Colloque !

Photo de famille

Coup de main environnementale de la Coordination du CHF-Kankan

La République de Guinée à l’instar de plusieurs autres pays du monde reste confronté au phénomène de réchauffement climatique qui s’explique par la coupe abusive des bois, les feux de brousse et la déforestation.

Pour freiner ce fléau en Haute Guinée autrement appelé la Savane et dans le cadre de l’atteinte de son objectif relatif à la protection et à la valorisation des ressources environnementales, la Coordination Régionale du Club Humanitaire sans Frontières de Kankan (CHF-KK) a planifié et exécuté sur fonds propres une activité de reboisement des alentours du collège kankan Koura situé dans la Commune Urbaine de Kankan. L’activité s’est déroulée le Samedi 11 Juillet 2020 et a connu la forte mobilisation des membres de la Coordination .

Cet acte s’inscrit en commun accord avec l’engagement de la Coordination régionale du CHF pour la lutte contre la sécheresse qui paralyse les activités agricoles et qui est à son tour un agent causal de la famine.

Étant donné que l’agriculture est la pierre sanglante de l’économie d’un pays et le Club Humanitaire ne souhaite pas qu’elle soit infectée par la sécheresse due au manque d’arbres pendant que ce sont des arbres qui favorisent l’abondance de la pluie.Ne dit-on pas que : « Sans arbres pas d’eau et sans eau pas de vie ».
Ensemble protégeons notre environnement !

La Cellule de communication de la Coordination Régionale

Protection de l’environnement

ASSAINISSEMENT DES SERVICES PUBLICS

Dans la mise en œuvre de son plan d’action humanitaire, le club humanitaire Sans Frontière envisage d’assainir les services publics de la capitale et dans les régions administratives du pays.

Pour cette première étape d’une longue série d’activités, les membres dudit club étaient à l’hôpital Jean Paul 2 dans la commune de Ratoma pour assainir les lieux. Cette contribution vise à diminuer l’insalubrité dans les services sanitaires.

« Quand on parle de santé il faut parler d’hygiène, et nous connaissons l’état de certains hôpitaux, c’est pourquoi nous sommes à l’hôpital Jean Paul 2 pour assainir. Nos hôpitaux doivent être propres » annonce Marlyatou Diallo trésorière du club humanitaire Sans Frontière.

Évoluant sous fond propre, le club a pour ambition de toucher certains lieux publics du pays, c’est pourquoi Diallo Chérif Président du club invite les partenaires à les accompagner « Dans chaque mois, nous allons choisir une journée pour assainir un lieu public notamment les grands hôpitaux Donka Ignace Deen, les mosquées, les services administratifs notamment les différents ministères, les marchés publics. Tout dépendra des moyens mis à notre disposition.  Je demande aux partenaires de nous aider à avoir un appui technique financier, afin de booster l’initiative et aller dans les régions administratives » lance-t-il.

Comblé de la visite du club humanitaire Sans frontières, Dr Camara Mandian médecin chef du centre national de formation sociale appliquée Jean Paul 2, a tout d’abord remercié l’ONG pour cette initiative et a demandé aux personnes de bonne volonté et au gouvernement, d’apporter leur soutien moral et financier à cette structure.

Promotion de la Culture et des activités sportives

« LE SPORT AU SERVICE DE LA JEUNESSE ET LE DEVELOPPEMENT »

Le CHF en collaboration avec ses partenaires que sont : Global Vision Consulting (GVC), la Nouvelle Génération de la Cinématographie Guinéenne et les autorités préfectorales de Fria et de Forécariah ont procédé à la mise en œuvre du projet de lancement des activités sportives et culturelles sous le thème: « le sport au service de la jeunesse et le développement local ».

Ces activités avaient pour attentes la mise en place les centres d’Education Physiques en faveur des jeunes et des enfants.

L’objectif de ce projet était d’impliquer les enfants, les jeunes dans le développement de nos préfectures en passant par des rencontres périodiques suivi d’échanges et surtout avec le sport qui pour son utilité dans la mobilisation est innombrable, c’est pour cette raison que notre structure à trouver judicieux d’organiser des activités sportives à savoir: le football, le marathon pour enfants, le sport mixte et autres… entre les jeunes et les enfants.

Lutte contre les violences basées sur le genre

LES VIOLENCES BASEES SUR LE GENRE, DEFIS ET PERSPECTIVES

En Décembre 2014, l’ONG s’est intéressée sur les violences faites aux femmes et à organiser des conférences-débats et des rencontres d’échanges avec les femmes activistes sur des thèmes liés à ces questions.

L’objectif de ces conférences débats et de ces rencontres avec les femmes activistes étaients d’échanger sur les causes mais aussi les conséquences des violences basées sur le genre afin d’élaborer des propositions de solutions.

Prévention contre les IST-VIH/SIDA

THEME : LES ADOLESCENTS FACE AUX IST/VIH SIDA ET L’EXCISION

 Dans le cadre de la prévention et de lutte contre les  Maladies Sexuellement Transmissible (MST) et IST/VIH Sida, le Club Humanitaire sans Frontières avec l’appui technique et institutionnel du Ministère de la jeunesse et sous l’appui financier de l’UNFPA et le programme de prise en charge des personnes vivant avec le VIH/SIDA en Guinée a mené en 2014, une vaste campagne de sensibilisation sur les IST-VIH/SIDA sous le thème « LES ADOLESCENTS FACE AUX IST/VIH SIDA ET L’EXCISION« .

Ce projet a été mis en œuvre à travers l’organisation des manifestations culturelles (Pièce théâtrale de sensibilisation, projection des vidéos de victime et des témoignages sur les IST/VIH Sida…) dans les maisons des jeunes  tels que Hamdallaye II ,  et dans des lieux publics de certains quartiers de la capitale, mais aussi à travers des débats scientifiques avec des experts en la matière dans certaines Universités tel que l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia-Conakry, UNC, la Source sans oublier dans certaines institutions d’enseignements élémentaires, secondaires et  pré-universitaires

Les conférences-débats qui ont été organisé ont été animés par des personnes ressources dont Docteur Youssouf KOÏTA, du Programme de prise en charge du SIDA en Guinée, Docteur Apollinaire et Docteur Condé tous de l’UNFPA et elles ont été présidée par Madame KABA Hadja Rouguiatou BARRY, Ministre Conseillère à la Présidence d’alors.