Guinée : au terme de la transition, Cherif Diallo dresse un bilan critique de quatre années de pouvoir du CNRD

Au terme du processus électoral de 2025, le président du Club Humanitaire Sans Frontières (CHF-Guinée), Cherif Diallo, juriste et défenseur des droits humains et par ailleurs Président du CA de notre organisation, livre une analyse critique des quatre années de transition conduites par le Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD). Pour lui, l’organisation de l’élection présidentielle du 28 décembre 2025 constitue une étape institutionnelle importante, mais elle ne saurait suffire à solder le bilan politique, démocratique et humain de la période ouverte par le coup d’État du 5 septembre 2021.

Cette lecture s’inscrit dans la mission de CHF-Guinée de promotion des droits humains, de la gouvernance démocratique et de l’État de droit. Elle ne vise pas à contester le principe du retour à l’ordre constitutionnel, mais à rappeler qu’une transition doit également être appréciée à l’aune des engagements pris, des libertés garanties et de la capacité des institutions à rendre compte des violations commises.

« Une élection peut mettre fin à une transition sur le plan institutionnel. Elle n’efface ni les violations commises pendant cette période ni les responsabilités qui doivent encore être établies », souligne M. Diallo.

Lorsque le CNRD prend le pouvoir le 5 septembre 2021, les nouvelles autorités présentent leur intervention comme une rupture avec les dysfonctionnements du régime précédent. La restauration de la justice, la moralisation de la vie publique, la refondation de l’État et le retour à un ordre constitutionnel normal figurent alors au cœur du discours de la transition.

Pour le président du CHF-Guinée, c’est précisément au regard de ces engagements que le bilan doit aujourd’hui être examiné.

La première interrogation concerne la durée de la transition. En décembre 2022, les autorités militaires s’étaient engagées, dans le cadre d’une feuille de route convenue avec la CEDEAO, à organiser les élections présidentielles et législatives avant la fin de décembre 2024. Cette échéance n’a pas été respectée. Human Rights Watch constatait également qu’en 2024, les autorités militaires avaient continué à réprimer les médias, l’opposition politique et la dissidence.

« Le CNRD avait promis une refondation. Or une refondation ne consiste pas seulement à changer les institutions ou à rédiger une nouvelle Constitution. Elle doit aussi changer le rapport du pouvoir au citoyen, à la critique, à la justice et à la contradiction. C’est sur ce terrain que le bilan devient beaucoup plus difficile à défendre », analyse Cherif Diallo.

La restriction durable du droit de manifester constitue, pour CHF-Guinée, l’un des points majeurs de cette période. L’interdiction générale des manifestations décidée en 2022 s’est maintenue au fil de la transition. La Commission africaine des droits de l’homme et des peuples relevait encore en 2025 l’interdiction systématique des manifestations de l’opposition et de la société civile depuis mai 2022. Elle rapportait également le chiffre d’au moins 59 manifestants tués depuis 2022, dont 20 en 2024, sur la base des informations reçues par la Commission.

Pour Cherif Diallo, le maintien de l’ordre demeure une prérogative légitime de l’État, mais cette responsabilité ne saurait justifier un usage disproportionné de la force.

« Lorsqu’une interdiction générale des manifestations dure plusieurs années et que des citoyens meurent dans le contexte de mobilisations, la question n’est plus uniquement sécuritaire. Elle devient une question de libertés publiques, de responsabilité et de justice. »

Le CHF-Guinée estime que chaque décès intervenu dans le contexte d’une manifestation devrait donner lieu à une enquête capable de déterminer les circonstances exactes des faits : qui a fait usage de la force, dans quelles conditions, sur quels ordres et avec quelles suites judiciaires lorsque des violations sont établies.

La situation de la presse constitue un deuxième sujet de préoccupation.

La transition a été marquée par le brouillage de radios, des restrictions touchant les réseaux sociaux, des arrestations de journalistes et le retrait des licences de plusieurs médias. La Commission africaine relevait encore en 2025 la persistance de restrictions concernant des organes de presse, l’accès aux réseaux sociaux et le brouillage de radios privées.

Pour le président de CHF-Guinée, il est légitime que les médias soient soumis à des règles professionnelles. Mais leur régulation ne devrait jamais devenir un moyen de réduire la diversité des opinions disponibles dans l’espace public.

« Lorsqu’on brouille des radios, retire les licences de médias, interpelle des journalistes et restreint l’accès aux réseaux sociaux, la question du pluralisme de l’information ne peut plus être éludée. Il faut se demander quelle place le pouvoir accepte réellement d’accorder à la contradiction. »

La période 2024-2025 a surtout été marquée par plusieurs affaires d’enlèvements et de disparitions qui continuent de soulever de graves interrogations.

Oumar Sylla, dit Foniké Menguè, et Mamadou Billo Bah ont disparu le 9 juillet 2024. Les autorités ont nié les détenir. Amnesty International rapportait encore en juillet 2025 qu’aucune information n’avait été communiquée sur l’avancement des enquêtes annoncées par le procureur général et que leur sort demeurait inconnu.

« Il ne suffit pas de dire que Foniké Menguè et Billo Bah ne se trouvent pas dans une prison officielle. Deux citoyens ont disparu. L’État a l’obligation de les rechercher, d’identifier les responsables de leur disparition et d’apporter des réponses à leurs familles. »

Le cas du journaliste Habib Marouane Camara, enlevé à Lambanyi le 3 décembre 2024 par des hommes en uniforme selon des témoins cités par Amnesty International, s’ajoute à ces préoccupations. Le parquet de Dixinn avait annoncé une enquête et décrit les faits comme une arrestation effectuée sans ordre des autorités constituées et en dehors des cas prévus par la loi. Son sort demeurait inconnu.

L’année 2025 a encore enregistré d’autres affaires. Abdoul Sacko, coordinateur du Forum des forces sociales de Guinée, a été enlevé le 19 février avant d’être retrouvé le même jour. Ses avocats ont affirmé qu’il avait été torturé et abandonné. En juin, l’ancien bâtonnier Mohamed Traoré a également déclaré avoir subi des sévices après son enlèvement à son domicile. Le procureur général avait annoncé une enquête sur cette dernière affaire.

CHF-Guinée rappelle qu’en l’absence de conclusions judiciaires, la responsabilité pénale individuelle de ces faits ne peut être attribuée sans preuve. Cette prudence juridique ne réduit toutefois en rien la responsabilité de l’État de conduire des investigations sérieuses.

« Être critique ne dispense pas d’être rigoureux. Nous ne pouvons pas désigner les auteurs lorsque leur identité n’a pas été établie par une enquête crédible. Mais lorsqu’un militant disparaît, qu’un journaliste disparaît, qu’un défenseur des droits humains est enlevé et qu’un ancien bâtonnier subit à son tour un enlèvement, l’absence prolongée de réponses devient elle-même une question institutionnelle majeure. »

Le pluralisme politique constitue un autre élément important du bilan dressé par le président de CHF-Guinée.

En août 2025, les autorités ont suspendu pour 90 jours les activités de l’UFDG, du RPG et du PRP. La Commission africaine des droits de l’homme et des peuples s’était déclarée « très préoccupée » par cette décision, intervenue cinq mois après la suspension de 28 autres partis. Elle avait notamment alerté sur le risque d’entrave au débat démocratique à l’approche du référendum constitutionnel du 21 septembre.

CHF-Guinée ne conteste pas le principe selon lequel les partis politiques doivent respecter leurs obligations légales et administratives. L’organisation considère néanmoins que l’application de ces règles doit rester transparente, prévisible et compatible avec le pluralisme.

« Une élection n’est véritablement pluraliste que lorsque les différentes sensibilités peuvent s’organiser, s’exprimer et participer au débat public dans des conditions suffisamment équitables. »

Le référendum du 21 septembre 2025 a ensuite conduit à l’adoption d’une nouvelle Constitution. Selon les résultats officiels, près de 90 % des suffrages exprimés se sont prononcés en faveur du nouveau texte. Celui-ci a notamment porté la durée du mandat présidentiel de cinq à sept ans. Amnesty International

L’élection présidentielle du 28 décembre a alors soulevé l’une des questions les plus sensibles de la transition : la candidature de Mamadi Doumbouya, arrivé au pouvoir par le coup d’État de septembre 2021. Amnesty International relève que des partis d’opposition ont contesté cette candidature en invoquant la Charte de la transition.

Pour Cherif Diallo, l’analyse doit ici distinguer le nouvel ordre juridique issu de la Constitution de 2025 et les engagements politiques pris au commencement de la transition.

« C’est l’une des contradictions majeures de cette période. Une transition présentée au départ comme un processus devant conduire les militaires à restituer le pouvoir à des institutions civiles a finalement créé un nouveau cadre constitutionnel permettant à son principal dirigeant de participer à l’élection présidentielle. On peut examiner la légalité issue du nouveau cadre sans faire disparaître de l’histoire les engagements pris en 2021. »

CHF-Guinée considère ainsi que la tenue d’une élection ne suffit pas, à elle seule, à mesurer la qualité démocratique du processus qui l’a précédée. La liberté de la presse, le fonctionnement des partis, la possibilité de manifester pacifiquement, la sécurité des acteurs critiques, l’indépendance de la justice et l’égalité devant la loi doivent également entrer dans cette appréciation.

Le bilan judiciaire de la transition présente lui aussi des contrastes importants.

Le procès du massacre du 28 septembre 2009 a représenté une avancée majeure dans la lutte contre l’impunité. En juillet 2024, plusieurs accusés ont été reconnus coupables de crimes contre l’humanité, dont l’ancien chef de la junte Moussa Dadis Camara, condamné à vingt ans de prison.

Sa grâce présidentielle, accordée le 28 mars 2025, a cependant suscité une vive controverse. Amnesty International considère qu’elle a remis en cause l’accès des victimes des crimes les plus graves à la justice et à des recours effectifs.

« Il a fallu quinze ans pour parvenir à ce procès. Lorsqu’une condamnation pour crimes contre l’humanité est suivie quelques mois plus tard d’une grâce présidentielle, la décision dépasse nécessairement le sort personnel du condamné. Elle touche directement au rapport des victimes à la justice et à la parole de l’État. La réconciliation ne devrait jamais être construite en faisant abstraction de leurs droits. »

Pour CHF-Guinée, dresser ce bilan critique ne signifie pas nier les réalisations enregistrées entre 2021 et 2025. Le procès du 28 septembre a pu se tenir. Un nouveau cadre constitutionnel a été adopté. L’élection présidentielle a finalement été organisée. Des réformes administratives et institutionnelles ont également été engagées.

Mais ces réalisations doivent être appréciées avec les restrictions et violations documentées pendant la même période. Amnesty International résume ainsi la situation de 2025 : suspension de partis et de médias, maintien de l’interdiction des manifestations et enlèvements ou disparitions forcées de personnes critiques envers le gouvernement.

C’est précisément cet écart entre les promesses du 5 septembre 2021 et certaines pratiques observées durant la transition qui constitue, selon Cherif Diallo, la principale interrogation laissée par le CNRD.

« Le bilan d’un pouvoir ne se mesure pas uniquement aux infrastructures construites, aux textes adoptés ou aux élections organisées. Il se mesure également à la manière dont ce pouvoir traite celui qui le critique. C’est dans la protection de la contradiction que l’on reconnaît la solidité d’un véritable État de droit. »

La fin de la transition ne devrait donc pas signifier, pour CHF-Guinée, la fermeture des dossiers qui restent sans réponse.

Le sort de Foniké Menguè et de Billo Bah doit être élucidé. Celui de Habib Marouane Camara également. Les circonstances des enlèvements d’Abdoul Sacko et de Mohamed Traoré doivent être établies. Les morts intervenues pendant les manifestations doivent faire l’objet d’investigations effectives. Les enquêtes annoncées doivent produire des résultats vérifiables et, lorsque des responsabilités sont établies, la justice doit suivre son cours.

L’après-transition devrait également permettre de restaurer pleinement les libertés publiques, de garantir le pluralisme médiatique et politique et de renforcer l’indépendance des institutions judiciaires.

Pour le président de CHF-Guinée, cette exigence ne vise pas à affaiblir l’autorité publique. Elle participe, au contraire, à sa légitimité.

« La Guinée a besoin d’un État fort. Mais un État fort n’est pas celui qui empêche toute manifestation, réduit au silence les médias critiques ou laisse des citoyens disparaître sans réponse. Un État fort est celui qui n’a pas peur du droit parce qu’il accepte lui-même de s’y soumettre. »

Le Club Humanitaire Sans Frontières estime ainsi que la Guinée ne pourra véritablement tourner la page de la transition par la seule tenue d’une élection. Elle la tournera lorsque les familles des disparus obtiendront des réponses, lorsque les enquêtes sur les violations produiront des résultats, lorsque la critique politique pourra s’exprimer dans le cadre de la loi et lorsque nul ne pourra considérer que son uniforme, sa fonction ou sa proximité avec le pouvoir le place au-dessus de celle-ci.

Pour Cherif Diallo, la véritable refondation annoncée le 5 septembre 2021 reste donc une exigence à poursuivre :

« La refondation ne devrait pas signifier simplement reconstruire les institutions. Elle devrait permettre de construire un État dans lequel ce n’est plus le rapport de force qui détermine la portée du droit, mais le droit qui fixe réellement les limites du pouvoir. »

Cellule Communication

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Disparition de Foniké Menguè et Mamadou Billo Bah : Le CHF-Guinée appelle les autorités à faire toute la lumière sur leur situation

Le Conseil d’Administration du Club Humanitaire Sans Frontières (CHF-Guinée) exprime sa profonde préoccupation à la suite de l’arrestation, dans la soirée du mardi 9 juillet 2024 à Conakry, d’Oumar Sylla, dit Foniké Menguè, coordinateur national du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), et de Mamadou Billo Bah, responsable des antennes et de la mobilisation du mouvement.

Selon les informations rendues publiques par plusieurs organisations de défense des droits humains, les deux responsables ont été interpellés au domicile d’Oumar Sylla à Conakry et conduits vers une destination qui n’avait pas été officiellement communiquée dans les jours suivant leur arrestation. Un troisième membre du FNDC, Mohamed Cissé, avait également été interpellé avec eux.

Au regard de la gravité de la situation, le CHF rappelle que toute personne privée de liberté doit bénéficier des garanties prévues par la loi : information sur les motifs de son arrestation, accès à un avocat, possibilité de communiquer avec sa famille, protection de son intégrité physique et présentation devant l’autorité judiciaire compétente.

Le secret entourant le lieu où se trouvent Foniké Menguè et Mamadou Billo Bah suscite donc une inquiétude légitime.

Pour CHF-Guinée, quelles que soient les opinions exprimées par les personnes concernées ou les reproches susceptibles de leur être adressés, aucune considération politique ou sécuritaire ne saurait justifier qu’un citoyen soit soustrait aux garanties élémentaires de la procédure judiciaire.

La liberté d’expression, la liberté d’opinion, le droit de réunion pacifique et le droit à la sûreté constituent des garanties fondamentales de l’État de droit. Leur protection doit demeurer effective, y compris dans les périodes de fortes tensions politiques.

Le Club Humanitaire Sans Frontières demande en conséquence aux autorités guinéennes de communiquer sans délai des informations précises sur le lieu où se trouvent Oumar Sylla, dit Foniké Menguè, et Mamadou Billo Bah, et de garantir leur sécurité ainsi que leur intégrité physique et morale.

Si des infractions leur sont reprochées, CHF-Guinée demande qu’elles soient clairement établies conformément à la loi, que les intéressés puissent bénéficier de l’assistance de leurs avocats et que toute procédure engagée contre eux respecte strictement les garanties d’un procès équitable.

Dans le cas contraire, l’organisation appelle à leur remise en liberté.

CHF-Guinée demande également qu’une enquête indépendante, impartiale et transparente permette d’établir les circonstances exactes de leur arrestation, l’identité des personnes ou services impliqués et les conditions dans lesquelles ils ont été conduits vers un lieu demeuré inconnu.

Les informations publiées à ce stade sont d’autant plus préoccupantes qu’Amnesty International indiquait, le 11 juillet 2024, que les deux militants étaient détenus au secret depuis leur arrestation par des personnes armées en uniforme dans la soirée du 9 juillet. L’organisation demandait aux autorités de révéler leur lieu de détention, de garantir leur sécurité et de leur permettre l’accès à leurs familles et à leurs avocats.

Le Club Humanitaire Sans Frontières rappelle aux autorités de la transition que la préservation de l’ordre public et de la stabilité nationale doit rester compatible avec le respect des droits fondamentaux.

La stabilité d’un État ne se construit pas en faisant disparaître les interrogations légitimes de ses citoyens. Elle se construit par la force des institutions, la transparence des procédures et la capacité de la justice à s’appliquer à tous.

CHF-Guinée lance également un appel à l’ensemble des acteurs politiques et sociaux afin que cette situation ne soit ni instrumentalisée ni utilisée pour alimenter davantage les tensions. L’urgence doit rester la protection des personnes concernées, la manifestation de la vérité et le respect de la loi.

Le Conseil d’Administration de CHF-Guinée restera particulièrement attentif à l’évolution de cette situation et réaffirme son engagement en faveur de la protection des défenseurs des droits humains, de la liberté d’expression et du respect de l’État de droit en République de Guinée.

Où se trouvent Oumar Sylla, dit Foniké Menguè, et Mamadou Billo Bah ?

À cette question, leurs familles, leurs avocats et les citoyens ont droit à une réponse claire des institutions compétentes.

Conakry, le 12 juillet 2024

Pour le Club Humanitaire Sans Frontières

Le Président du Conseil d’Administration

Election du Club Humanitaire sans Frontières à la 4ème Assemblée Générale du Conseil Economique et Social (ECOSOCC) de l’Union Africaine

L’élection de la 4ème Assemblée Générale du Conseil Economique, Social et Culturel (ECOSOCC) de l’Union Africaine s’est tenue du 06 au 09 Décembre 2022 à Naïrobi (République du KENYA). La composition de ladite Assemblée s’est déroulée conformément au statut de l’ECOSOCC.

A l’issu du processus électoral, la République de Guinée a eu l’honneur d’être représentée au sein de ladite Assemblée par le Club Humanitaire sans Frontières et l’Association Entraide Médicale de Guinée.

Il faut rappeler par ailleurs que l’ECOSOCC est un organe consultatif de l’Union Africaine chargé d’orienter l’Institution en vue de faciliter l’atteinte de ses objectifs notamment ceux fixés dans l’agenda 2063. Il a pour mandat principal d’engager activement la société civile sur le continent dans les processus et les travaux de l’Union Africaine surtout en ce qui concerne l’intégration et le développement de l’Afrique.

Pour le Président du Conseil d’Administration du Club Humanitaire sans Frontières, Monsieur Cherif DIALLO,  »C’est un véritable défi pour son organisation ». Il a par ailleurs rappeler que « la sélection de son ONG à cette auguste Assemblée continentale n’est pas fortuite. C’est le résultat et le fruit d’une longue durée de labeur. C’est l’implication de son ONG au plan national et international en matière d’amélioration de la bonne gouvernance qui a prévalu son élection par l’Union Africaine« . Comme il l’a toujours affirmé depuis son élection à la tête du Conseil d’Administration du CHF « sa véritable ambition est de faire de son organisation une Institution de référence en matière de mise en œuvre de projets et programmes sur des questions notamment liées à la gouvernance et au développement durable« . Il a affirmé que: « Le Club Humanitaire sans Frontières a aligné son plan stratégique sur les priorités de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine mais aussi sur celles de l’Agende 2030 des Nations Unies. »

Ainsi donc, c’est parti pour de grands défis pour les OSC guinéennes en générale et pour le Club Humanitaire sans Frontières et l’Association Entraide Médicale-Guinée en particulier pour faire des Organisations de la société civile des maillons incontournables en matière d’orientation des priorités stratégiques de l’Union Africaine pour un développement durable pour notre continent !

Vive l’ECOSOCC de l’Union Africaine pour que vive une Société civile responsable et incontournable !!!

Le Secrétariat chargé de l’information et de la Communication !!!

Tribunaux et sorcellerie : Expertise culturelle dans le procès pénal au coeur d’une rencontre scientifique de haut niveau

Le thème Tribunaux et sorcellerie : Expertise culturelle dans le procès pénal est le sujet qui a réuni du 11 au 14 Mai 2022 à l’Université Alhassane OUTTARA de Bouaké, des scientifiques Historiens de droit ou Juristes, sociologues, anthropologues, praticien, coutumiers, doctorants, étudiants… venus entres autres de la République de Guinée, du Sénégal, du Bénin, du Cameroun, de la France et des Universités Ivoiriennes (Daloa, Korhogo, Abidjan, Bouaké…).

Photo de famille des chefs coutumiers et certains experts venus prendre part au colloque

C’est dans cette optique que M.Cherif DIALLO, Président du Conseil d’Administration du Club Humanitaire sans Frontières Guinée et par ailleurs Enseignant-chercheur en Sciences Juridiques a été officiellement retenu et invité par le CAHDIIP et ses partenaires.

Dans son intervention, M.Cherif DIALLO a préféré se pencher sur la réflexion liée au juge guinéen en formulant son sujet comme suit : « Tribunaux et sorcellerie : Perception et interprétation faites par le Juge guinéen ».

M.Cherif DIALLO, lors de son intervention en tant que panéliste au colloque international tenu du 11 au 14 Mai 2022

Lors de son exposé, il a rappelé qu’en République de Guinée, le crime de sorcellerie est prévu et puni par la Loi N°2016/059/AN du 26 octobre 2016 portant promulgation du Code pénal guinéen qui, au Chapitre VI parle des atteintes à l’exercice et des troubles à l’ordre public commis par le ministère des cultes. La section 3 dudit chapitre est relative principalement au Charlatanisme. L’article 704 de la Loi suscitée dispose : « Est puni d’un emprisonnement de 1 à 5 ans et d’une amende de 500.000 à 1.000.000 de francs guinéens ou de l’une de ces deux peines seulement, quiconque participe à une transaction commerciale ayant pour objet l’achat ou la vente d’ossements ou d’organes humains ou se livre à des pratiques de sorcellerie, de magie ou charlatanisme susceptibles de troubler l’ordre public et porter atteinte aux personnes ou à la propriété.»

Ainsi, pour mieux aborder son sujet, l’expert guinéen invité pour la circonstance a décidé de formuler sa problématique en se demandant sur quelle base pourrait se fonder le juge guinéen, en tant que juge ordinaire, ayant pour principal arme les sources du droit positif, n’ayant pas été initié aux sciences occultes et n’ayant pas suffisamment ou nullement d’expertise culturelle en matière de procès pénal pour interpréter ou juger une affaire de sorcellerie proprement dite au sens stricto census du terme sans aucune requalification des faits ?

Dans la réponse à cette problématique, il a décidé tout d’abord de parler du niveau de prise en compte du phénomène sorcellaire dans la législation guinéenne avant d’aborder la perception et l’interprétation du juge guinéen en matière de sorcellerie.

Par rapport au premier point, il a rappelé qu’en parcourant la loi Loi N°2016/059/AN du 26 octobre 2016 portant promulgation du Code pénal guinéen, l’on se rend compte que la sorcellerie n’est mentionné qu’à la section 3 du Chapitre VI qui nous parle par ailleurs des atteintes à l’exercice et des troubles à l’ordre public commis par le ministère des cultes. Dans la section 3 du Chapitre VI cité ci haut, le législateur n’a consacré qu’une seule disposition mentionnant la terminologie « Sorcellerie » et l’assimilant au charlatanisme qui est d’ailleurs l’intitulé de ladite section.

A la lecture de cette unique disposition, l’on se rend compte que le législateur guinéen, à travers la Loi L059 du 26 Octobre 2016 portant promulgation du Code pénal ne donne aucunement pas une définition expresse de la sorcellerie. Par ailleurs dans toute la législation guinéenne y compris les 1011 articles qui constituent la loi L/059, le législateur n’emploi la terminologie « Sorcellerie » qu’une seule fois. Par ailleurs le Code de procédure pénal n’en fait point cas.

Il a rappelé en abordant le second point, que l’établissement des preuves pour des faits de sorcelleries étant très complexe et subjectifs aux yeux des juges guinéens, ils s’attèlent donc à juger plus les conséquences de la sorcellerie qui pourraient en outre entraîner le trouble à l’ordre public ou des infractions sus-jacentes à la sorcellerie tel que le meurtre, l’assassinat, l’empoisonnement, l’homicide volontaire avec des circonstances aggravantes pour certains cas, l’envoûtement. C’est pourquoi, on comprend alors la difficulté de juger la négativité surtout dans un régime juridictionnel relevant de la positivité d’un droit qui ressort à la fois de la responsabilité individuelle et de l’objectivation des preuves et qui fait moins allusion à l’expertise culturelle.

En concluant ses propos, M.Cherif DIALLO a confirmé que vu ses recherches, les échanges et les différents témoignages qu’il s’avère incontestable que le phénomène sorcellaire existe dans nos sociétés et que seuls les sorciers animés de mauvais esprits sont concernés par une procédure judiciaire. Et par ailleurs, il a mis une mention spécial sur l’insuffisance du système juridique africain en général et celui guinéen en particulier sur les questions relatives à la sorcellerie avant de confirmer avec une pleine conviction que nos tribunaux à l’état actuel de leurs compositions et de leurs fonctionnement sont matériellement incapables pour connaître ou se prononcer sur des faits de sorcellerie au sens stricto sensu du terme.

Par conséquent il a recommandé aux juristes de poursuivre ces genres de réflexions pouvant mener à la révision des législations nationales en vue de prendre en compte de façon plus large les questions relatives aux sciences occultes en général et la sorcellerie en particulier puis que ce sont des phénomènes qui reflètent nos réalités sociétales. En plus il affirme qu’il croit fermement à la possibilité de mettre en place des juridictions spécialisées en matière de sciences occultes et dont les juges devant siéger seront initiés et prêteront serment conformément au droit traditionnel.

En plus de M.Cherif DIALLO, la participation des Professeurs titulaires à l’image des Professeurs Seydou DIOUF de l’Université Cheick Anta DIOP du Sénégal, Séraphin NENE BI des Universités ivoiriennes et Directeur du CAHDIIP, le Doyen de la Faculté des Sciences Juridiques de l’Université Abomey CALAVI du Bénin, Sylvain SOLEIL de l’Université de Rennes 1, Thierry HAMON, les Docteurs Simon BELLA et Achille Magloire NGAH venus des universités camerounaises et plusieurs autres Enseignants des Universités ivoiriennes (Félix Houphouët BOIGNY d’Abidjan, Péléforo Gon Coulibaly de Korhogo et Alhassane Ouattara de Bouaké) et praticiens ont permis de rehausser le niveau d’intérêt des échanges.

Parmi les participants, il faut rappeler qu’en plus des experts invités, les étudiants, les auditeurs des Masters, les Doctorants ainsi que plusieurs autres scientifiques ivoiriens ont pris part avec intérêt à la rencontre scientifique et ont contribué, témoigné et poser des questions pertinentes qui ont permis de mieux enrichir les débats.

 Pour terminer, il faut rappeler que les chefs traditionnels et coutumiers de plusieurs chefferies de la Côte d’Ivoire ont massivement pris part audit colloque ainsi que des femmes appelées les « Komians » détentrices des pouvoirs des chefs coutumiers.

En images le Professeur Séraphin NENE BI, Professeur des Universités et M.Cherif DIALLO, Président du Conseil d’Administration du CHF et Enseignant-chercheur

C’est par des notes de satisfaction et la remise des diplômes au participant que le colloque a prit fin.

Les responsables des OSC guinéennes bénéficient d’une formation sur la Lutte contre le Blanchiment de Capitaux et le Financement du Terrorisme

Dans son plan stratégique et opérationnel quinquennal (2020-2025), le Club Humanitaire sans Frontières a inscrit parmi ses axes prioritaires la promotion de la bonne gouvernance financière. C’est dans ce cadre qu’en partenariat avec la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières de la Guinée (CENTIF-Guinée) et sur appui technique et subventionnel d’Expertise France à travers le projet OCWAR-M, le CHF-GUINÉE a organisé un atelier de renforcement des capacités des Organisations de la Société civile guinéenne. Ledit atelier s’est tenu les 25 et 26 janvier 2022 à l’hôtel NOOM de Conakry.

Au total, 30 Responsables d’Organisations à But Non Lucratif (OBNL) évoluant en Guinée ont été outillé sur le rôle et la place des OBNL dans la Lutte contre le Blanchiment de Capitaux et le Financement du Terrorisme ainsi que sur le mécanisme de détection du BC/FT et de ses infractions sous-jacentes.

Photo de famille des participants et experts qui ont prit part à l’atelier de renforcement des capacités des OSC Guinéennes sur la LBC/FT

Les thèmes de cette session regroupé en quatre (4) modules ont été développé et animé par des experts du Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, de la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières-Guinée (CENTIF), du Projet OCWAR-M et un spécialiste LBC/FT venus de DAKAR.

Dans cette image, figure le Coordinateur du Projet, l’Expert du MATD, la représentante du projet OCWAR-M, le Président de la CENTIF, les Experts de la CRIEF et le Consultant.

Les différents modules étaient axés sur la Définition et le processus de Blanchiment de Capitaux et Financement du Terrorisme, le cadre juridique et institutionnel de la LBC/FT, les obligations des Organisations à But Non Lucratif en matière de Lutte contre le Blanchiment de Capitaux (LBC), l’Évaluation de la conformité et l’efficacité du dispositif LBC/F, le Rôle des OSC dans la détection de l’infraction BC/FT, les bonnes pratiques en matière de LBC/FT, l’étude de typologie de cas impliquant les OBNL, et le diagnostic des indicateurs d’alerte.

Selon le Président du Conseil d’Administration du Club Humanitaire sans Frontières M.Cherif DIALLO :  » la réalisation de cette activité a été possible grâce à l’implication d’un certains nombres de partenaires techniques et financier« . Pour lui, c’est le moment et l’occasion de remercier particulièrement « la CENTIF-Guinée précisément le Président M.Koly MARA, le MATD, les responsables du Projet OCWAR-M, Expertise France, l’Union Européenne et toutes les Organisations de la Société Civile (OSC) guinéenne qui ont bien accepté de désigner des personnes responsables de leurs entités pour prendre part à cet important atelier« . Il a par ailleurs affirmé que « c’est un vaste programme qui est en cours de mise en oeuvre, les partenaires d’OCWAR-M en ont déjà accepté d’appuyer la phase de renforcement des capacités. Ils se sont engagés à accompagner la CENTIF-Guinée dans sa lutte contre le Blanchiment d’argent et de ses infractions sous-jacentes à travers l’accompagnement du renforcement des capacités des OBNL« .

M.Cherif DIALLO, Président du Conseil d’Administration du Club Humanitaire sans Frontières et Coordinateur du Projet.

Le Président de la CENTIF-Guinée s’est réjouit de l’initiative qui selon lui est d’une importance capitale dans le processus de LBC/FT. Il a rappelé que les OBNL sont des maillons forts de la chaîne de lutte contre ce phénomène et ses infractions sous-jacentes. Il par la même occasion sollicité aux responsables d’OCWAR-M de poursuivre cet accompagnement pour faciliter l’atteinte de leurs objectifs en tant que CENTIF. Il a poursuivit ses propos à travers un plaidoyer auprès de toutes les autres institutions internationales et PTFs impliqués sur les questions de bonne gouvernance et de redevance financière.

M.Koly MARA, Président de la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières de la Guinée (CENTIF-Guinée)

Quant à la Représentante du projet OCWAR-M, elle s’est réjouit de la qualité de l’organisation de l’activité et à remercier la coordination pour l’implication dans le choix des participants. Elle a également rappeler tout l’intérêt qui les a amené à accompagner l’initiative. Elle a espéré que le prochain atelier prévu pour le mois de Mars 2022 aura plus de réussite.

M.Kouami FREITAS, Expert LBC/FT; Consultant et Madame Claire DOLLMANN, Représentante du Projet OCWAR-M

Le niveau et l’intérêt de l’atelier a été rehausser à travers la visite d’une forte délégation de la Cour de Répression des Infractions Economiques et Financières de Guinée (CRIEF) à la tête le Président de ladite Institution. Ce dernier a félicité la tenue d’une telle activité et a espérer que les OBNL s’impliqueront d’avantages pour la LBC/FT, la corruption et toutes les infractions sous-jacentes.

Les membres de la CRIEF, le Président de la CENTIF, la représentante d’OCWAR-M et le Coordinateur du Projet.

L’atelier a été clôturé à travers des recommandations et la remise des certificats aux récipiendaires de la formation.

M.Mamadou Ciré DIOUM, Responsable de la Plateforme DPEG et l’un des récipiendaires reçoit son Certificat de formation.

La course des Organisations culturelles pour le CNT se poursuit

En date du 05 Septembre 2021, la République de Guinée a connu un changement de régime. Les nouvelles autorités qui ont pris les destinées de la nation, dans le cadre de l’accomplissement de leurs missions ont doté le pays d’un document dit Charte de la transition devant ainsi conduire la période transitionnelle à travers la mise en place des organes législatif et exécutif pour accompagnerons la mise en oeuvre de la politique du gouvernenement.

Conformément à l’article 60 de ladite Charte, les Organisations culturelles à l’image d’autres entités ont eu le privilège d’acquérir 2 places dans le cadre de la mise en place du Conseil National de Transition (CNT).

C’est dans cette dynamique que l’entrepreneur culturel et humoriste Mamadou Lamine DIALLO connu sous le nom d’artiste Mamadou Thug a eu la confiance de la Fédération des Entreprises Culturelles et Economiques de Guinée à l’occasion de l’une de leurs retraites.

Mamadou Lamine DIALLO, alias Mamadou Thug, candidat de la FECEG pour le CNT au compte des Organisations culturelles

Pour joindre l’utile à l’agréable, le Comédien et humoriste Mamadou Thug continu de solliciter le soutien de certaines structures et entités culturelles en vue d’appuyer et de légitimer sa candidature. C’est dans cette perspective que ce Mardi 26 Octobre 2021, il a reçu un soutien qui n’est pas le moindre. C’est celui de l’Association des Troupes Artistiques de Guinée qui, à travers un communiqué a fait savoir son souhait de voir cet homme de culture renommé, figuré parmi les deux (2) futurs Conseillers Nationaux du CNT au compte des Organisations culturelles.

Communiqué du Président de l’Association des Troupes Artistiques de Guinée (ATAG)

Espérant qu’il sera à la hauteur des attentes des hommes de culture, et, en attendant la confirmation officielle de sa désignation par les autorités de la transition, nous souhaitons bonne Chance au Candidat de la FECEG et que le soutien de l’ATAG lui porte un grand bonheur !!!    

La décentralisation et la gouvernance locale au coeur d’un Colloque scientifique international

Du 21 au 23 Octobre 2021, s’est tenu à Dakar (Sénégal) un colloque scientifique international sous le thème « Décentralisation et gouvernance locale en Afrique dans un contexte de crise sanitaire : Leçons et perspectives ». L’initiative de cette rencontre est venue du Centre d’Excellence de Gouvernance Locale en Afrique (CEGLA) et a été rendue possible grâce à l’appui de la Coopération allemande et de certains partenaires Sous-régionaux. C’est le CESAG de Dakar qui a servi de cadre pour la tenue de cette rencontre.

Photo de famille des participants au colloque

Le Club Humanitaire sans Frontières, en tant qu’Organisation Non Gouvernementale impliquée sur les questions de gouvernance et de démocratie a été représenté par le Président du Conseil d’Administration M.Cherif DIALLO.

Dans le thème général, le Président du Conseil d’Administration du CHF, Monsieur Cherif DIALLO, a proposé comme axe de réfléxion : « Les enjeux organisationnels, juridiques et économiques de la gouvernance et la démocratie locale en Afrique dans un contexte de crise sanitaire mondiale à la COVID 19 : Etude du contexte de la Guinée ».

Monsieur Cherif DIALLO, Président du C.A du CHF lors de sa communication

Dans son intervention, Monsieur Cherif a profité de l’occasion pour rappeler dans un premier temps, le contexte de la mise en place et de l’évolution politique, juridique, économique et sociale de la décentralisation en République de Guinée. Ensuite, dans la seconde partie de son intervention, il s’est focalisé sur le diagnostic de la démocratie et de la gouvernance locale en Guinée en cette période de crise sanitaire liée à la COVID-19 avant de se pencher sur des propositions de leviers de solution pour l’implémentation d’une véritable démocratie locale. Parmi ces propositions, il a cité entre autre : le transfert effectif des ressources nécessaires pour le développement des collectivités locales, l’indépendance des élus locaux, le renforcement des capacités des cadres locaux. Selon lui, ces principes de bases permettront de concrétiser l’objectif de commencer le développement à la base.

Il faut rappeler que ladite rencontre a servi de cadre pour réunir les chercheurs, les autorités politiques, les organisations non gouvernementales, les administrations publiques, les partenaires au développement, les professionnels en poste dans les administrations centrales et délocalisées, les étudiants pour tirer les leçons apprises de la gestion de la crise sanitaire à la covid-19 afin de penser à l’organisation politique, administrative et financière des collectivités pour permettre de répondre aux enjeux de développement socioéconomique et aux moyens d’action pour mieux faire face aux chocs exogènes similaires à celui que traverse le monde avec la crise sanitaire liée à la COVID-19. 

A la fin des travaux, des attestations ont été décerné aux Communicants et aux organisateurs.

Remise des attestations des communicants, en image Professeur Bachir WADE et M.Cherif DIALLO

En joignant la science à la culture et au tourisme, les organisateurs ont octroyé une sortie touristique guidée aux différents participants les conduisant ainsi à découvrir le LAC ROSE.

Le Club Humanitaire sans Frontières participe à un cercle scientifique de haut niveau

Dans le cadre de son objectif relatif à la participation de la promotion d’un véritable État de droit et à la lutte contre certains phénomènes engendrant l’insécurité dans nos différents pays, le Club Humanitaire sans Frontières à travers le Président de son Conseil d’Administration à l’occurrence de M.Cherif DIALLO a prit part à une rencontre scientifique de haut niveau.

La tenue de cette rencontre axée sur le thème  » état civil et sécurité nationale » a été rendue possible grâce à l’initiative du Centre Africain d’Histoire du Droit, des Institutions et des Idées Politiques (CAHDIIP) qui est un laboratoire logé à l’Unité de Formation et de Recherche des Sciences Juridiques de l’Université Alassane Ouattara de Bouaké avec l’appui financier de la fondation allemande Konrad Adenauer Stiftung.

Elle a réunit du 10 au 13 Février 2021 dans l’enceinte de l’Université Alassane Ouattara plusieurs experts issus des universités (Guinée, Mali, Cameroun), de la société civile, des services d’état civils, de la justice, de la police, de la gendarmerie, des chefs coutumiers ayant tous un intérêt commun sur les questions relatives à l’état civil et/ou à la sécurité nationale.

Chacun en ce qui le concerne à aborder le sujet en fonction de l’angle qui a de plus attiré l’attention.

Photo de famille (Experts, organisateurs, quelques participants)

Dans la thématique principale, le Président du Conseil d’Administration du CHF a eu pour intérêt de mener sa réflexion sur  »la Fiabilité de l’enregistrement des faits de l’état civil, facteur de garantie de la sécurité nationale« . Au cours de son exposé, il a eu avant tout a à faire un état des lieux de la situation des services d’états civils dans les États de l’Afrique de l’Ouest en général et particulièrement ceux de la Guinée. Ensuite, dans son intervention, M.Cherif DIALLO, Président du Conseil d’Administration du CHF a soulevé les handicaps liés à la non fiabilité des états civils dues notamment à la non qualification du personnel des officiers de l’état civil ne bénéficiant nullement pas des programmes continus de renforcement de capacité.

Selon le Communicant, pour rendre plus efficace nos états civils pour une sécurité nationale garantie de nos différents pays, les gouvernants politiques respectifs devront non seulement créer un cadre de travail propice à travers la construction des infrastructures modernes et la digitalisation de l’enregistrement des actes mais aussi le recrutement et le renforcement des capacités des officiers de l’état civil.

Panel 4 de la rencontre scientifique du CAHDIIP

Le Professeur Nènè Bi Seraphin, Directeur du CAHDIIP et Président du Comité scientifique dudit Centre, dans son intervention de bienvenue a affirmé que ladite rencontre n’est que le début d’une série de plusieurs autres ayant le même sujet. Il a par ailleurs qualifié l’activité comme étant l’acte I comme pour dire que les acte II et suivant sont en planification jusqu’à l’atteinte des résultats escomptés par le processus. Il a par la même occasion profité pour lancer un appel aux Partenaires Techniques et Financiers ainsi qu’à toutes les bonnes volontés d’appuyer l’initiative dont les objectifs sont d’intérêt général et bénéficieraient à tous nos États.

Le Président du Conseil d’Administration du Club Humanitaire sans Frontières en plus des recommandations issues du colloque sollicite la mise en place d’un Réseau Africain pour des états civils fiables et sécurisés qui réunira en son sein des universitaires, des activistes de la société civile, des magistrats, ce pour pérenniser et accompagner le CAHDIIP dans sa dynamique !

En attendant vivement l’acte II dudit colloque, le Président du Conseil d’Administration du CHF en tant qu’universitaire et activiste de la société civile remercie vivement les organisateurs et s’engage à porter plus haut niveau les plaidoyers pour la mise en œuvre effective des recommandations issus du Colloque !

Photo de famille

Pour la riposte contre la COVID-19 la SYNOG vole au secours des personnes vulnérables

Don au Centre d’Accueil « La Lueur d’Espoir en Guinée »

Le Club Humanitaire sans Frontières-Guinée en tant que membre de la plateforme Synergie des ONGs  pour la riposte contre la COVID-19″SYNOG » a participé ce Samedi 18 Juillet 2020 au don des matériels et kits sanitaires destinés aux orphelinats ainsi que les centres d’accueils.

Après SOS Village d’Enfant, c’est le centre d’accueil « La Lueur d’Espoir en Guinée » sis à Kipé qui a bénéficié de ce geste composé de matelas, de kits sanitaires, de savons, de bavettes et de vêtements.

Depuis son engagement pour la riposte contre cette pandémie, les ONGs membres de la SYNOG dont le Club Humanitaire sans Frontières (CHF); Guinée Débout pour son Développement (GDD), Femmes Engagées pour la Salubrité (FES) ; Association pour la Restauration des Estuaires et Mangroves de Guinée (ARPEM); Jeune Chambre Internationale Conakry-Trésor (JCI), la Plateforme de Plaidoyer, de Recherche et renforcement de Capacité des ONGs (PRONG), sur fonds propres et à travers l’appui technique de certains partenaires et personnes de bonnes volontés se sont fortement mobilisés pour apporter un soutien aux personnes vulnérables et affectées par la COVID19 à travers ses accompagnements en matériels et des séances de sensibilisations.

Pour en faire de la riposte COVID19 en 60 Jours une réalité en République de Guinée, la SYNOG n’entend pas s’arrêter là, d’autres personnes vulnérables et fortement affectées par cette pandémie continueront de bénéficier de ces gestes dans les prochains jours.

Ensemble respectons les mesures barrières !

 

Coup de main environnementale de la Coordination du CHF-Kankan

La République de Guinée à l’instar de plusieurs autres pays du monde reste confronté au phénomène de réchauffement climatique qui s’explique par la coupe abusive des bois, les feux de brousse et la déforestation.

Pour freiner ce fléau en Haute Guinée autrement appelé la Savane et dans le cadre de l’atteinte de son objectif relatif à la protection et à la valorisation des ressources environnementales, la Coordination Régionale du Club Humanitaire sans Frontières de Kankan (CHF-KK) a planifié et exécuté sur fonds propres une activité de reboisement des alentours du collège kankan Koura situé dans la Commune Urbaine de Kankan. L’activité s’est déroulée le Samedi 11 Juillet 2020 et a connu la forte mobilisation des membres de la Coordination .

Cet acte s’inscrit en commun accord avec l’engagement de la Coordination régionale du CHF pour la lutte contre la sécheresse qui paralyse les activités agricoles et qui est à son tour un agent causal de la famine.

Étant donné que l’agriculture est la pierre sanglante de l’économie d’un pays et le Club Humanitaire ne souhaite pas qu’elle soit infectée par la sécheresse due au manque d’arbres pendant que ce sont des arbres qui favorisent l’abondance de la pluie.Ne dit-on pas que : « Sans arbres pas d’eau et sans eau pas de vie ».
Ensemble protégeons notre environnement !

La Cellule de communication de la Coordination Régionale